"Je n'y vais pas pour mourir.
J'y vais pour savoir une fois pour toutes si je suis vivant."
La musique de Cowboy Bebop a
été entièrement composée par Yoko Kanno, également compositrice de Macross Plus, Vision d’Escaflowne, Ghost in the Shell: Stand Alone Complex, Wolf’s Rain et plus récemment Darker Than Black. Une
compositrice de renom donc et son passage sur Cowboy Bebop fut sans doute le plus remarqué. Une bande son aux multiples influences avec le jazz évidemment prédominant. Au delà de l’accompagnement
musical, Yoko Kanno fait de la vraie musique et ça s’entend.
Quand on regarde les premiers épisodes, il est difficile de parler de scénario. Les épisodes sont tous indépendants les uns des autres (à quelques exceptions près), néanmoins un fil conducteur est présent. Le rythme de la série est très élevé avec de nombreuses scènes d’actions. L’humour fait également parti des atouts majeurs de Cowboy Bebop, les personnages et les situations dans lesquelles ils se mettent sont souvent très drôles. Mais les ambiances décontractées peuvent faire très vite place à la mélancolie lorsque les démons du passé décident de se manifester. Dès le premier épisode, on ressent déjà une impression de tristesse lié au passé de Spike, ce qui est à première vue moins évident pour un personnage comme Faye.
La VF de Cowboy Bebop a été très appréciée. J’avais un peu hésité, j’ai regardé le premier épisode dans les deux versions, et bizarrement, sur le coup, je préférais la voix française pour Spike. Mais bon, sachant que les personnages secondaires sont rarement bien doublés en français (si tant est que les personnages principaux le soient), j’ai préféré continuer en VO sous-titrée. Il fallait quand même souligner l’excellent travail effectué sur la version française.
L’épisode 18 (Speak Like A Child) est très représentatif de la série qui est drôle, amusante et finalement émouvante. Dans cet épisode, tout commence par un colis reçu, l’épisode quasi entier est un pur délire sur les Beta et VHS, nos cowboys sont à la recherche d’une antiquité : le magnétoscope. Enfin vient le moment où ils regardent la cassette, une scène d’émotion vraiment intense que l’on peut ressentir alors que juste avant on était dans le ton de l’humour. Ces moments d’émotion seront nombreux. La mise en scène excellente associée aux très belles musiques amplifient ces moments là. L’épisode 5 (Ballad of Fallen Angel) est marqué par une scène finale d’anthologie. Et que dire du dernier épisode (The Real Folk Blues Part 2) qui se résumerait à du grand art.
Conclusion :
Cowboy Bebop est le cocktail parfait, tous les ingrédients qu’il faut pour en faire un excellent anime sont présents : personnages attachants, drôles et émouvants, musiques enivrantes, histoire
passionnante… La réalisation est irréprochable, l’animation n’est plus toute jeune mais loin d’être dépassée. Rares sont les animes capables de vous divertir en vous faisant passer du rire aux
larmes avec tant d’efficacité. Même avec le temps, c’est l’anime à ne pas rater, la perfection n’existe pas, pour moi Cowboy Bebop l’avait approché de très près, à voir et à revoir.
See you space Cowboy, someday, somewhere…
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